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John Bleck Band: « L’espoir l’emporte toujours »

Les actions culturelles à Albi menées par Pollux Asso, ce n’est pas que des concerts ! Dans sa volonté de démocratisation des pratiques musicales et de soutien à la scène locale, l’association met en place diverses actions en lien avec les musiques actuelles et amplifiées. Aujourd’hui, focus sur le musicien Africain John Bleck et son projet John Bleck Band.

« Dina Free »

EP « Limay Science »

Sa culture prend racine à Dakar au Sénégal et à Bamako au Mali. Initialement artiste plasticien, John Bleck développe peu à peu une oreille musicale l’emmenant à remanier un son « fusion » à la croisée des cultures et des frontières.
Mêlant ragga/Hip-hop/dancehall/Rock et néo-funk, le chanteur désormais Albigeois et accompagné d’une formation live répand la vibe et la flamme dans les salles locales.
Récemment accompagné par le programme music in tarn, le John Bleck band, défend un nouveau set et une nouvelle énergie live qui ne demande qu’à se répandre.
Entrevue avec le chanteur John Bleck autour de son parcours, ses projets et son évolution artistique.

Interview

En lisant ta biographie en ligne, tu t’y présente avant tout comme un plasticien plus qu’un musicien, présentes nous ton parcours, comment t’es-tu développé des arts plastiques à la musique ? Comment en es-tu arrivé pour te retrouver sur Albi ?

Pour ce qui est des arts plastiques j’ai beaucoup travaillé en atelier, vers Dakar. Je n’ai jamais été en école d’art juste, en atelier, accompagné d’artistes peintres ou sculpteurs. C’était comme si j’étais en résidence tout le temps. J’ai acquis énormément d’expérience par ce biais, en rencontrant des artistes qui venaient de partout… Dans ce collectif d’artistes, il y avait un rappeur qui m’a fait découvrir le logiciel FL studio, ça a ouvert mon oreille musicale. Suite à quelques problèmes en interne, je suis parti m’installe sur Bamakor avec des amis, avant de partir sur Albi en suivant une compagne.

Comment as-tu rencontré tes musiciens, peux-tu les présenter brièvement ?

J’ai beaucoup trainé dans le milieu de la musique sur Albi et fait des rencontres musicales qui ont marché humainement. Mon batteur je l’ai rencontré à la MJC, mon bassiste je l’ai rencontré par le biais de son autre groupe, Soul Papaz. J’aimais beaucoup son jeu et ça a marché humainement entre nous, de plus il a passé du temps à Bamako au Mali. Mon guitariste, je l’ai rencontré dans une jam chez moi, il apporte beaucoup musicalement.

Ta musique semble sortir des carcans des styles, tu la décris par ailleurs comme « sans frontières », quelles sont vos principales influences musicales donnant forme à cette fusion, comment se met en forme un morceau de John Bleck ?

Premièrement l’énergie que je souhaite mettre dans cette musique va déterminer la fusion des genres. Aujourd’hui, on joue beaucoup plus dans un registre funk-rock mixé à du rap. C’est pour ça que je préfère parler plus simplement de « fusion ».
J’aimerais qu’on tende de plus en plus vers l’afro car je m’y retrouve plus dans ces esthétiques musicales.

Quels sont les thèmes principaux que tu aimes aborder au travers de tes textes ?

Il y a un côté révolutionnaire, j’y parle beaucoup de l’Afrique mais aussi de l’occident. Lorsque je parle de l’Afrique j’essaie de montrer que c’est un pays qui ne subit pas constamment l’occident, nous sommes également acteurs de ce qui se passe.
Je parle également d’amour, de paix, d’introspection, parce qu’avant de changer ce qui nous entoure il faut se changer soi.

L’Afrique semble être la principale source d’inspiration de tous tes travaux qu’ils soient esthétiques/musicaux/visuel, ne perçois tu pas ça comme un frein de te retrouver à défendre cette culture dans une région plutôt rurale comme le Tarn ?

Oui, j’ai souvent l’impression de parler avec des gens qui ne me connaissent pas et je ne fais pas non plus trop d’efforts pour me vendre. Mais en même temps je me sens pas de proposer un travail dans lequel les Tarnais vont se retrouver et moi absolument pas. J’avoue que c’est compliqué, mais j’essaie de m’adapter quand même.

La plupart des titres en écoute sur internet, sonnent bien plus électro que lorsque vous jouez live. Avez-vous évolué dans votre façon de travailler ?

Au début les titres étaient composés avec le batteur, et je me produisais seul ou accompagné d’un DJ. Plus le projet a avancé et plus j’ai eu envie de faire du live avec de vrais musiciens. Ce que tu trouveras sur internet c’est ce que je qualifierais juste de John Bleck et non pas John Bleck band.

Peux-tu nous parler des accompagnements dont vous avez bénéficié avec le music in tarn ainsi que la MJC ?

Au début j’ai tout simplement envoyé un mail à la MJC, puis deux… comme je n’avais pas de réponse je suis allé les voir et ils m’ont directement proposé cet accompagnement qui correspondait à une subvention qui venait de se débloquer pour eux, donc nous avons bénéficié d’un accompagnement pendant une année. Ça nous a vraiment permis de débloquer quelque chose et d’avancer grâce à la résidence, aux répètes accompagnées, on a pu avoir une vraie expérience de boulot, donc on sera normalement fin prêts pour le live !

CLIP

Voici le clip de « Beugeu Free » tourné à Dakar au Sénégal et extrait  de l’EP Limay Science paru en 2019.