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BENK: Dans la tornade [Scène Locale]

Les actions culturelles à Albi menées par Pollux Asso, ce n’est pas que des concerts ! Dans sa volonté de démocratisation des pratiques musicales et de soutien à la scène locale, l’association met en place diverses actions en lien avec les musiques actuelles et amplifiées. Aujourd’hui, focus sur le rappeur Albigeois BENK!

« WINDSTORM » :

L’album :

Dans le viseur de pollux asso depuis maintenant quelques temps suite à une série de clips enthousiasmants et à une popularité grandissante, c’est en ce début d’année 2021 avec une série de Freestyles sur Youtube que le jeune rappeur Albigeois Benk vient de sortir son premier album    «Windstorm ». Album résolument à la croisée des écoles, mêlant sur toute sa longueur des influences allant du hip-hop Français dit« Canal historique », aux sonorités dites  plus  modernes. Avec des textes mêlants faits sociaux, prises de conscience et clair-obscur sous-jacent, Benk s’affirme comme un rappeur prometteur  pour sa génération, celle des rappeurs de l’ère covid qui n’ont pas encore pu se frotter à la scène.

Interview :

 Quand t’es-tu mis à prendre le projet au sérieux, qu’est ce qui t’as motivé à accélérer la cadence ?

BENK– Ca va faire plus d’un an, le premier son sorti sur Youtube c’était «Les gens parlent d’amour ».

Remy – En décembre 2019 on commençait déjà à se bouger sur le projet, à créer les réseaux sociaux, Facebook, Instagram etc… On peut compter une année de boulot.

BENK – Au départ j’étais sur Toulouse et je postais régulièrement des freestyles sur Facebook…

Remy – Puis un jour un de ses freestyles est monté à plus de 3000/4000 vues, c’est là que je lui ai dit qu’il y avait un truc à faire.

BENK– On a été en studio à Toulouse enregistrer « Les Gens Parlent d’Amour » et « Un pied sur la lune », on les a direct clippés et c’est comme ça que c’est parti.

Benk

Ce qui m’a directement marqué à l’écoute de tes sons, c’est que les beats que tu utilises et les flows que tu poses sont très variés on vacille souvent entre le old school et les sonorités plus actuelles, c’est quoi tes influences principales en matière d’ambiances et de flow ?

Benk– A la base pour moi c’était IAM, NTM, Arsenik… ça a longtemps été mes influences, maintenant avec du recul c’est plus ce qui est  dans le rap actuel, pas forcément les trucs les plus mainstream, plus dans la trap d’ailleurs. Genre ZKR, Ninho, Frenetik un gars qui est monté rapidement, SCH…
Remy– C’est un peu par périodes aussi, quand un gars sort son album on l’écoute à donf, y’a tellement de rappeurs maintenant que c’est dur d’en écouter certains en particulier.

La vidéo qui t’as propulsé (« Coronavirus » en mars 2020) est également celle qui divise le plus les opinions des internautes . Comment de l’intérieur as-tu perçu ces différents reproches/remarques, accusations de complotisme qui t’ont été faites ?

Benk– De base je m’y attendais pas du tout, j’avais fait un son pour rigoler sur l’actualité, y’avait même pas l’idée de faire le buzz, c’est Remy qui m’a mis un tir pour le sortir.
Remy– Ouais des fois je le pousse un peu, comme le dernier son « Couvre feu », il voulait pas le sortir à la base, le buzz arrive quand tu t’y attends le moins.
Benk– Pour la vidéo « Coronavirus » au début j’ai pas réalisé, c’est allé trop vite pour nous, on aurait vraiment pu faire quelque chose de ce buzz, mais on était pas préparés à ça.

La recette/le mood idéal pour un texte à la BENK ?

Benk – Honnêtement je me pose juste le soir et j’écris ce qui me passe par la tête, ça peut être des trucs qui me sont venus dans la journée, comme du n’importe quoi…

Tu t’imagines où dans  10 ans ?

Benk – Pas en France, Millionnaire…  Je compte pas sur la musique pour ça.


 Tu faisais quoi il y a 10 ans ?

Benk – CAP Cuisine.

Qu’est-ce que tu attends de toi-même pour tes prochains projets?

Remy – Honnêtement, pas grand-chose, on va se concentrer sur la qualité de la musique, et privilégier la passion.

Tu ne fais quasiment pas de featurings , est-ce un choix artistique, ou manques- tu juste de contacts, dans le milieu ?

Benk – Je crois surtout que je suis boycotté. Vraiment !
Y’a pas mal d’artistes qu’on connait, qui nous connaissent, qui écoutent les sons, mais ça va pas plus loin. Pour avoir des critiques, là il y a un peu plus de monde.

Remy – Deux/trois fois j’ai envoyé des messages j’ai pris des vents et des « vus ».

Benk – J’ai eu quelques propositions de feat intéressantes mais elles n’ont jamais abouties.

Un des derniers clips promo pour l’album « Inspi Nocturne », s’ouvre vers de nouveaux choix musicaux, notamment un refrain mélodique et chanté, cet ajout de sonorités plus « accessibles » et dans l’ère du temps,  témoigne-il d’une nouvelle direction dans tes compos ou était-ce juste un coup d’essai ?

Remy – On voulait essayer de sortir du schéma classique des sons, la plupart des gens qui nous écoutent sur internet, écoutent du rap old-school, là on voulait essayer de ramener du jeune sur ce son. Selon les statistiques les gens qui nous écoutent ont entre 25 et 40 ans.
Là on voulait voir si on pouvait ramener du 15/25 ans.

Benk – L’idée c’était de ramener de la mélodie et de garder mon aspect « texte ».
Mettre une topline sur un refrain, et garder mon identité dans les textes.

Clip :

Regardez ici le clip de « Couvre feu », dernier morceau promo clippé de l’album Windstorm, entièrement tourné à Albi.