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Hypocondriax : Hardcore effervescent [Scène Locale]

Les actions culturelles à Albi menées par Pollux Asso, ce n’est pas que des concerts ! Dans sa volonté de démocratisation des pratiques musicales et de soutien à la scène locale, l’association met en place diverses actions en lien avec les musiques actuelles et amplifiées. Aujourd’hui, focus sur le groupe Hypocondriax!

Hypocondriax

« Terssac Hardcore » en force !

Hypocondriax regroupe des vétérans/maraudeurs de la scène punk Albigeoise. Formé en 2014, sur les cendres du groupe Hardcore Mélodique From Behind, nos bons pépères remontés et vigoureux décident de reprendre la machine de manière plus abrupte et plus concise. Mêlant hardcore à l’ancienne, influences plus punk rock et parfois frôlant la oi, HypocondriaX foule les scènes Tarnaises et environnante sans autre prétention que celle de transmettre de la fougue et faire de nouvelles rencontres sous la bannière du zguen ! Au diable les plans de carrière et autres fumisteries, Hypocondriax avance dans l’ombre, à son rythme, en restant fidèles et impliqués dans la vie associative de Pollux Asso.
A l’occasion de la sortie de leur dernier EP 4 titres sobrement intitulé « H« , nous nous entretenons avec leur beugleur attitré: Gimmy.
Au programme: concerts sur palettes, historique tarnais du hardcore, et autres réflexions métaphysiques sur l’hypocondrie…

Interview :

Les principales influences pour Hypocondriax ? C’est quoi votre « groupe de chevet » ?

On vient tous de milieux différents certains viennent plus du metal, d’autres plus du punk/oi, on écoute pas mal de punk mélo bien rapide… C’est pas très actuel mais il y a un groupe qui nous a fait délirer lors de notre tournée en Novembre 2019, c’était Champion.

Ton meilleur souvenir de concert Pollux Asso ?

La confiance que les gens de l’asso ont eu en nous pour nous laisser figurer à l’affiche de l’Xtreme Fest. Le fait qu’on nous ai proposé en passant outre le fait qu’on soit impliqué dans l’asso ça réchauffe le cœur.

Ton meilleur souvenir de concert de manière générale ?

Je crois que c’est le Café du stade à Argelès-Gazost, c’était complètement la 4ème dimension dans laquelle on y a ajouté une cinquième. (rires)  C’était une belle rencontre, le lieu est plutôt roots mais les gens qui le tiennent le font avec le cœur. Le concert était magnifique : à prendre des shooters au comptoir entre un couplet et un refrain…

Plutôt scène en palettes de parking ou mainstage de festival ?

Honnêtement, je m’en branle complètement, il suffit que des gens soient chauds pour monter quelque chose et nous proposent de débarquer. Je kiffe la palette, le skatepark, la terre battue, le trottoir devant un bar… Les grandes scènes c’est surtout les conditions d’accueil qui sont super cool, puis plus la scène est grande plus tu rencontres du monde.

Pourquoi ce choix de n’avancer que par sorties de 3-4 titres par an ?

C’est un choix qui permet d’être toujours dans une « actualité ». On ne compose pas 30 morceaux par an, ni même 10 pour être honnête (rires). On a donc choisi de fonctionner comme ça pour être dans l’actualité de nos compos . Ca fait deux décennies qu’on joue dans des groupes et on a tous vécus l’expérience de devoir enregistrer des morceaux qui ne nous parlaient plus. On a aussi eu la malchance de ne pas pouvoir laisser une dernière trace avant d’arrêter. Ça permet de montrer ce qui nous fait kiffer actuellement avec le groupe. Il y a aussi le côté budget…
Gimmy

L’arrivée de Benji à la batterie il y a à peu près un an a-t-elle marqué une nouvelle approche de la compo ?

Effectivement, avec Benji nous sommes amis depuis l’âge de 7 ans. On a fait nos premières sessions skate sur le parking de Shopi (R.I.P. Shopi). Lui a une grosse expérience de groupes, et comme avec notre ancien batteur ça n’allait plus au niveau des plannings, on lui a demandé de jouer avec nous. Nouveau batteur, nouveau style, nouvelle envies. Une mise en place de batterie peut changer toute la direction d’un morceau, et le style de Benji colle bien à ce vers quoi on compte aller : quelque chose de plus hardcore avec des passages plus lents.

Entendra-t-on un jour du chant clair dans Hypocondriax ?

Plus je chante dans des groupes, plus j’essaie de varier, mais le chant clair dans Hypocondriax c’est pas gagné… En tout cas pas dans notre style plein fer, c’est hors de propos. Mais ce n’est pas quelque chose qui me désintéresse, j’ai d’ailleurs un deuxième projet pop avec deux membres du groupes.

On vous a souvent vu partager l’affiche avec des groupes comme Get Real, Ten Years Too Late ou encore B.M.B, conçois tu ce petit noyau de groupes Tarnais comme un microcosme de la scène Hardcore ?

Historiquement, il y avait un collectif qui s’appelait le THC (Terssac Hardcore), il y a vingt ans. On était des groupes de punk rock et de hardcore qui répétions dans une maison décrépie, mais qui pouvait abriter nos amplis et nos répètes. Puis il y a eu un bon gros creux, mais je pense que maintenant on peut dire qu’il y a une scène hardcore dans le Tarn. Ten Years Too Late, B.M.B, Get Real, et j’espère en voir de nouveaux arriver. Pour la plupart on se connait depuis longtemps, on est en lien et on a même eu des projets ensemble qui n’ont pas pu se faire… Du style des tournées, pleins de choses sont dans les tuyaux et devraient arriver.

Quel avenir pour le groupe ?

Profiter de la sortie de l’EP, présenter un set furieux dès que possible et arriver à proposer des sorties tous les ans. Pourquoi pas se chauffer pour un album l’année prochaine ? On reste un petit groupe, on se complait des joies et des galères de notre statut de petit groupe. La loose, le mauvais karma, ça arrive c’est ça d’être encore un groupe amateur qui zguene un peu. Ça fait partie du jeu, on n’attends pas grand-chose hormis se marrer.

Au final, les hypocondriaques, c’est vous ou c’est les autres ?

A la base, plus de la moitié du groupe était réellement hypocondriaque, si bien qu’on annulait une répète sur deux et des concerts. On l’a  pris à la dérision en choisissant notre nom, vu qu’il fallait faire avec. Certains nous ont quitté mais le nom est resté. Certains membres solides de l’hypocondrie sont restés, de nouveaux membres se sont avérés l’être plus ou moins… Au final toute la scène punk et hardcore en marge des normes et des conventions peut être perçue d’un regard hypocondriaque. On nous/se prend pour des malades, mais les vrais malades sont  certainement ailleurs…

Ta playlist Hardcore Idéale?

Ensign – Pale horse

 

Hometown Crew – Looking For Reasons

The Unseen – Scream Out

 

Rotting Out – Laugh Now, Die Later

L’ACTU :

Vous trouverez ici, l’EP 4 titres « H » en écoute intégrale, ainsi qu’une vidéo studio pour les track « But Side by Side » et « Break Skull ».
Du punk hardcore simple et sans fioritures à se mettre dans les esgourdes.