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Feràmia : the beast is coming

Les actions culturelles à Albi menées par Pollux Asso, ce n’est pas que des concerts ! Dans sa volonté de démocratisation des pratiques musicales et de soutien à la scène locale, l’association met en place diverses actions en lien avec les musiques actuelles et amplifiées. Aujourd’hui, focus sur le groupe Feràmia.

THE BEAST IS COMING

Inspiré de légendes et de contes occitans, Féramia donne vie aux animaux mythologiques qui peuplent les récits de nos aïeux. La bête sauvage a poussé ses premiers mugissements en 2016 à Toulouse, où elle s’est dressée sur ses cinq pattes faites d’une basse, d’une batterie, d’un saxophone, d’une trompette et d’une voix.

Quelque part entre the Doors et the Comet is coming, la transe-rock bestiale de Feràmia met une rythmique obsessive et obsédée au service d’un chant incantatoire qui tient les corps en haleine, et vient nous raconter ses histoires d’amour ratées, ses angoisses chimériques et sa colère refoulée. Les cris de la créature se répètent et résonnent alors jusqu’au vertige, puis se métamorphosent, d’une mélodie plaintive au paroxysme d’un riff acéré.

Interview

Pour faire connaissance avec Feràmia, nous avons échangé avec Hugo, membre de la section cuivres du groupe !

Que veut dire votre nom, Feràmia ?

En languedocien, les Feràmia ce sont les bêtes sauvages,avec une connotation mystérieuse, mythologique et nocturne. Ce sont des bêtes qui nous fascinent et nous font peur à la fois, on a du mal à cerner les contours.

Vous venez de sortir votre second EP The Beast is Coming, pouvez-vous nous le présenter rapidement ?

Il a été enregistré à Albi au Studio du frigo l’année dernière, avec une conception visuelle de Léon Lenclos. Beaucoup d’instruments ont été enregistrés un par un, pour permettre une accumulation de strates sonores et un traitement du son qui n’est pas possibles en live. The Beast is coming c’est aussi le nom de la chanson éponyme, qui raconte l’arrivée d’un étranger dans un village. Il annonce qu’une bête s’approche et menace : « si vous ne m’écoutez pas, la bête vous aura ! Elle est même sûrement déjà parmi nous. »

Vous chantez en Occitan, quelle est la place de cette langue dans dans votre projet ?

On essaie de faire comme si c’était « normal » de parler occitan, on ne se place pas dans une posture d’explication ou de défense de la langue. Ce qu’on aime, c’est comment cette langue chante, et les histoires qu’elle amène avec elle ! De la même manière qu’un groupe français qui s’exprime en anglais, on n’a pas forcément besoin de justifier ce choix de chanter en occitan. Au niveau des titres des chansons, on a fait le choix de les mettre en anglais, pour donner quelques indices sur le sens, ça nous rattache plus au rock.

Vous venez de participer à l’accompagnement Pollux Live Session, pouvez-vous nous dire comment s’est déroulé votre accompagnement avec Pollux Asso ? Que vous a-t-il apporté ?

L’accompagnement était vraiment top, tous les différents aspects de la captation vidéo et de sa diffusion était bien préparés et réalisés en amont comme en aval ! Et là, de « repartir » avec une live session de cette qualité, c’est vraiment super pour nous.

Nous vous avons suivi sur un tournage dans des conditions particulières (froid, vent…). Est-ce que vous aviez déjà tourné dans des conditions semblables ?

Jamais ! Il fallait bouger pour ne pas être figés sur place. C’était vraiment très dur musicalement, pour la justesse des soufflants par exemple, qui ne sont vraiment pas des instruments fait pour jouer dans ces conditions ! Ces conditions un peu extrêmes transparaissent quand même dans la vidéo, et c’est un élément qui lui donne son intérêt aussi, de la transe-rock bestiale post apocalyptique !

En parallèle de l’accompagnement Pollux Live Session, vous avez été accompagnés par l’ADDA du Tarn, quelles sont les spécifiés propres à chacun de ces accompagnements ? Ces deux accompagnements vous semblent-ils complémentaires ?

Avec le Music in Tarn, on a eu accès a un ensemble de modules de formations qui parcours l’ensemble de la vie d’un groupe (structuration, communication …), et on a fait une résidence scénique au Bolegason, accompagné par Stephan Bertolio de Dionysos. La résidence a eu lieu en octobre donc le tuilage avec la pollux live session était parfait !

Comment envisagez-vous l’avenir de Feràmia ? Quelles sont vos prochaines actualités ?

On continue de jouer, d’enregistrer, d’accéder à des belles scènes ! Nous sommes entrain de finaliser un clip, réalisé par Léon Lenclos, sur le titre éponyme, the Beast is coming.  On y suit un orateur, qui part d’un bar glauque et parcours la ville en délivrant son discours sur l’arrivée de la bête. Ça mélangera prises de vues réelles et animations. Il a été tourné à Marseille en novembre et sera diffusé en février 2022.

VIDÉO : POLLUX LIVE SESSION #4

Nous avons accompagné le groupe Féràmia, lors d’une captation Pollux Live Session tournée à Castelnau de Lévis en novembre 2021. Voici le résultat